Agression transphobe à Fécamp : une condamnation ferme après une violence en centre-ville

Une nouvelle agression transphobe est venue rappeler, avec brutalité, la persistance des violences visant les personnes transgenres en Normandie. Le jeudi 4 décembre 2025, vers 17h25, Julia, une femme trans, a été agressée en plein centre-ville de Fécamp, dans une rue piétonne très fréquentée, devant la Maison de la Presse. Les faits ont été rendus publics par l’association locale LGBT+ Rainbow’n’Caux à l’origine de l’information par communiqué.

C’était sa deuxième agression

Selon l’association, alors que Julia attendait une amie, trois individus alcoolisés se sont approchés d’elle. L’un d’eux a tenu des propos insultants et menaçants, accompagnés de gestes obscènes, la désignant publiquement en raison de son identité de genre. Consciente d’être ciblée et déjà marquée par de précédentes agressions, la victime a tenté de se protéger en filmant la scène et en demandant à l’homme de s’éloigner. Celui-ci est néanmoins passé à l’acte, la frappant violemment. Julia a été blessée au visage, ses lunettes brisées, et a subi un nouveau traumatisme psychologique. Il s’agissait de la deuxième agression transphobe qu’elle subissait à Fécamp.

police nationale
(illustration – photo Maxence Pira Unsplash)

L’intervention de plusieurs jeunes présents sur place, ainsi que de son amie, a permis de mettre fin à l’agression et de retenir l’auteur jusqu’à l’arrivée rapide de la police municipale, puis de la police nationale. Placé en garde à vue, l’homme a continué à proférer insultes et menaces, justifiant sa violence par des propos ouvertement transphobes.

Dans une publication diffusée sur Facebook, la Police nationale de la Seine-Maritime a confirmé l’interpellation et la condamnation d’un individu de 28 ans pour des violences à caractère discriminatoire commises en état d’ivresse, ainsi que pour outrages envers les policiers. La justice a prononcé une peine de 24 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis probatoire, assortie d’une obligation de soins et d’une interdiction de paraître.

association LGBT+ Fécamp
(association Rainbow’n’Caux lors de sa réunion du 13 décembre – compte facebook)

Mobilisation citoyenne et politique

Rainbow’n’Caux salue un jugement « à la hauteur de la gravité des faits », comprenant également des dommages et intérêts et le port d’un bracelet électronique, et estime que cette condamnation envoie un signal clair. L’association se dit néanmoins profondément inquiète de la recrudescence des violences LGBTQIA+, localement comme au niveau national. Elle appelle à une mobilisation citoyenne, politique et institutionnelle renforcée, rappelant que « la violence transphobe n’est ni une opinion ni une fatalité », mais un phénomène qui doit être combattu collectivement par l’écoute, la prévention et l’éducation.

+pour aller plus loin

Contacts association Rainbow’n’Caux :
Page facebook
Compte Instagram

Lire le communiqué de presse de l’association

 

Derniers articles

À Rouen, Ciné Friendly 2026 célèbre les regards queer sur grand écran

Pendant quatre jours, Ciné Friendly transforme les écrans rouennais en espaces de visibilité et de dialogue. Une sélection exigeante et accessible qui célèbre la diversité des identités et des histoires.

À Caen, le Centre LGBTI forme une nouvelle génération de bénévoles

Accessible sans prérequis, cette journée de formation permet de comprendre le fonctionnement du Centre LGBTI de Caen et de faire ses premiers pas dans le bénévolat.

Vous pourriez aimer lire

À Rouen, Ciné Friendly 2026 célèbre les regards queer sur grand écran

Pendant quatre jours, Ciné Friendly transforme les écrans rouennais en espaces de visibilité et de dialogue. Une sélection exigeante et accessible qui célèbre la diversité des identités et des histoires.

Prides 2026 en Normandie : les dates à retenir, les nouveautés à suivre

Dates, nouveautés, retours attendus, ville par ville : le calendrier des Prides 2026 en Normandie commence à se dévoiler.

Violences conjugales près de Rouen : quand un couple gay se retrouve devant les assises

Un procès aux assises de Rouen rappelle que les violences conjugales existent aussi dans les couples LGBT+.