Plusieurs témoignages récents font état de comportements violents et inquiétants visant des hommes fréquentant certains lieux de rencontre en extérieur au sud de l’agglomération de Rouen : la forêt des Essarts et l’école de police de Oissel.
L’un de nos lecteurs, qui fréquente ces espaces, nous a ainsi alertés : « Depuis le 20 décembre une bande de jeunes violentent les gays qui s’y rendent chaque jour. (…) A présent ils se montrent beaucoup plus agressifs. »

Selon les informations qui nous ont été transmises, des individus circulant en groupe auraient adopté des stratégies d’approche visant à piéger leurs victimes. Le même témoin décrit un mode opératoire inquiétant : « Le jeune conducteur attire ses victimes en prétendant vouloir se faire sucer. Pendant que l’acte se lance, un autre fait les poches pour voler les clés des voitures, la fille filme pour faire du chantage et le dernier frappe violemment. »
« Ils m’ont poursuivi en voiture »
Il évoque également un climat de peur croissant, indiquant avoir « échangé avec beaucoup de gays sur place » et que « les témoignages se multiplient ».
Ce lecteur, prenant des photos des véhicules, rapporte avoir lui-même été pris pour cible : « Ils ont tenté de me faire sortir de la voiture, et au moment où je suis parti, une fille a tenté de me donner un coup de pied dans la porte. Ils m’ont poursuivi en voiture, tentant de m’intimider. »
Des internautes du site de rencontre GayM ont également alerté de cette situation au début du mois.

A ce stade, ces éléments n’ont pas fait l’objet de confirmation officielle par les autorités. Néanmoins, la répétition de récits similaires incite à la plus grande prudence.
Nous appelons les personnes fréquentant ces lieux à redoubler de vigilance :
– éviter de rester isolé,
– prévenir un proche de ses déplacements,
– quitter immédiatement les lieux en cas de comportement suspect,
– et, dans la mesure du possible, signaler tout incident aux autorités compétentes (police, gendarmerie).
Nous savons que déposer plainte peut être une démarche difficile, en particulier dans ce contexte. Pourtant, ces signalements sont essentiels pour permettre une prise en charge et prévenir d’éventuels drames.
Notre rédaction reste attentive à toute évolution de la situation et invite toute personne disposant d’informations complémentaires à se rapprocher d’associations de soutien ou des services de police.
La sécurité de chacun doit rester une priorité.
Appels d’urgences et aides
Police : composez le 17
Association Sos homophobie :ligne d’écoute anonyme (nationale) au
01 48 06 42 41 (Du lundi au jeudi de 18h à 22h, le vendredi de 18h à 20h, le samedi de 14h à 16h, le dimanche de 18h à 20h, sauf les jours fériés).
Association Stop homophobie : 07 71 80 08 71
