mercredi 8 avril 2020

La Pride à Nantes 2017 : au-delà de la fête, une marche pour l’égalité (photos – vidéo)

C‘est sous un le soleil et la chaleur que c’est tenue la 21ième édition de la Pride de Nantes.

Le Centre LGBT de Nantes, récemment rebaptisé NOSIG* par la nouvelle équipe, était l’organisateur de cet événement. Pendant deux heures et demi, environ 5.000 personnes selon la police et 10.000 selon les organisateurs ont parcouru les rues de la ville.

Un village associatif avait été installé Place de Bretagne, départ et arrivée de la gaypride. Les différentes associations pouvaient faire partager au public leurs activités (Sos Homophobie, Enipse, SexoSafe, Aides, Centre LGBT de Nantes, Le Cercle, Badminton BAG, Libraire Au Vent d’Ouest, Contact, Le Cercle, Amnesty International…).

Sommes-nous autan ouvert que nous le pensons ?

Des moyens de prévention étaient également mis à disposition ainsi que des stands de petite restauration et de rafraîchissement.

Le mot d’ordre de cette année était : « Es-tu sûrE du regard que tu portes sur nos diversités? »… sommes-nous autant ouvert que nous le pensons ? A chacun de s’interroger… De nombreuses associations LGBT ou non et syndicats ont accompagné les manifestants mais aussi des commerces (CO2, SaunaB4-Petit Marais,…)

Le président du Centre LGBTI+ Nosig*, Sébastien Dreillard, s’est exprimé avant le départ du défilé. Un discours militant en rappelant aux marcheurs les raisons historiques de la Pride, non pas celle d’une fête mais d’un combat à l’origine. Un combat toujours d’actualité : « l’homophobie reste encore sur nos écrans en toute impunité » (allusion aux propos de l’émission de C. Hanouna)… ou même dans la rue : en mars dernier, le local du Centre LGBT avait été vandalisé. Sur les droits LGBT, il a rajouté, comme une évidence, que les politiques n’avaient pas à être fier d’avoir accordé le mariage pour tous. Il s’agissait d’arrêter cette discrimination entre homos et hétéros. Comme beaucoup d’autres marches en France cette année, la questions des droits LGBT à l’international était dans les esprits. Le Président du Centre a rendu hommage aux victimes de Tchétchénie et d’Orlando en 2016. Une minute de silence – complète – a été observée.

La nécessité d’un accueil irréprochable

La Maire de Nantes, Johanna Rolland, a également pris la parole et a rappelé ses positions en faveur de l’avancée des droits comme l’ouverture de la PMA et le changement d’identité pour les personnes trangenres. Elle a également souligné la nécessité d’un accueil irréprochable pour tous dans les services publics de la ville et en finir avec les « pseudos blagues » (homophobes) à la télévision comme dans les collectivités. Et de conclure : « A Nantes, nous rassemblons dans la diversité. »

Parmi les revendications de cette Pride 2017, l’avancée des droits pour les personnes trans ont été rappelées (reconnaissance d’un genre neutre, assouplissement des preuves pour le changement de sexe…) et aussi la reconnaissance des enfants intersexes par l’arrêt des mutilations des jeunes enfants, mutilation pratiqué par la France et plusieurs fois condamnée par l’Europe.

Photos de la Pride à Nantes

Vidéo

(musique : extrait « Beautiful Ones » Hurts)

Pour aller plus loin…

* NOSIG : « Nantes Orientations Sexuelles et Identités de Genre »

 

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