La culture gay en musique : 1984-1989 : les années sombres

Si les trois premières années de la décennie 80 virent exploser la culture gay dans tous les arts et en particulier dans la musique, le reste de la décennie va être marqué par les ravages du Sida dans la communauté homosexuelle.

musique des années 80
(photo Unsplash – Mick Haupt)

Lisez cet article avec la musique qui l’accompagne…

Barbara, Mylène Farmer, Marc Lavoine, Indochine, Guesch Patti (Etienne), Cindy Lauper (True Color), Bronski Beat (Smalltown Boy), Freddie Mercury, The Communards (never can say goodbye)…

Les ravages du SIDA

Dès 1982, le père du disco, Patrick Cowley décède de cette maladie. Puis en 1983, c’est le chanteur allemand Klaus Nomi qui avait signé le début de cette période sombre par « The cold Song ». D’autres stars ouvertement gay vont disparaître durant les années 80 et 90 des suites de cette maladie.

Le chanteur américain Sylvester, habitué des dancefloor gay va s’engager pour la lutte contre le Sida mais va en décéder en 1988. Dan Hartman, bien connu des dancefloors disco suivra.  Puis en 1991 c’est la star mondiale, Freddie Mercury, le chanteur de Queen, qui va allonger cette liste.

Mais le Sida va faire aussi des ravages dans tout le show-bizz. Le producteur des Village People et de Patrick Juvet, le français Jacques Morali disparaîtra en 1991.

Du côté des artistes français, l’humoriste et chanteur Thierry Le Luron, qui avait toujours caché son homosexualité, va mourir officiellement d’un cancer en 1986. Ce n’est que des années plus tard que la cause réelle de son décès, le Sida, sera révélée.

Les établissements gay durement touchés

Parmi les musiciens, producteurs, auteurs, compositeurs, moins exposés aux projecteurs, le talent sera aussi foudroyé, souvent au sommet de leur carrière.

fermeture
(photo de Barthelemy de Mazenod d’Unsplash)

Quant au milieu des établissements gay, qui furent souvent le porte-voix de la disco, il va être très durement touché. Beaucoup de patrons de boites et de bars vont disparaître, mais ce qui va aussi disparaître, c’est la clientèle.

La peur de la contamination dont il faudra plusieurs années avant de connaître les modes de transmission, va vider les discothèques, les saunas, les bars… Le Studio 54 à New-York ou le Palace à Paris vont fermer leurs portes avant d’être repris par d’autres, mais sans grand succès.

L’empire David Girard

Un des nouveaux rois de la nuit parisienne, David Girard, patron de boites gay (Le Haute Tension, le Megatown), patron de presse (5/5, Gay International , GI) mais aussi à la tête de saunas gay, de restaurants, de serveurs minitel gay, de lignes téléphoniques érotiques, va se lancer aussi dans le disque et sortir son premier 45 tours en 1988, « Love Affair ». Mais le succès de ce disque ne sera pas au rendez-vous, contrairement à l’ensemble de ses affaires.

Persévérant, il sortira un deuxième single en 1989, « White Night » qui n’aura pas plus de succès. Il va éditer un livre autobiographique et surtout animer une des plus célèbres émissions gay sur Fréquence Gaie (FG), devenue « Future Génération » :  « Lune de Fiel », qu’il anime avec Zaza Dior. L’émission, qui sera diffusée de 1986 à 1989, sera l’une des premières libres antennes ouverte aux auditeurs pour parler de leurs problèmes sexuels. Elle est animée dans la bonne humeur et de manière totalement décomplexée et va diffuser aussi tous les grands succès gay de l’époque.

Image des années 80
(images des années 80 – sources : hexagonegay.com)

L’ambiance n’est plus à la fête dans les années 80

David Girard, dans ses éditoriaux et ses interviews, va nier l’importance de l’épidémie de Sida et considérer que ce prétexte est utilisé contre les homosexuels pour les stigmatiser et nuire à leur liberté récemment acquise. S’il y avait certainement une part de vérité dans ce constat, on se souvient des déclarations de Jean-Marie Le Pen à cette époque, il y avait aussi de sa part une politique de l’autruche qui niait l’évidence. David Girard sera emporté par le Sida en 1990 à l’âge de 31 ans, laissant derrière lui un empire commercial qui va s’effondrer comme un château de cartes.

L’ambiance n’est plus à la fête. Chaque gay va être concerné par le sujet, voyant mourir ses amis, ses amants et fermer ses lieux festifs et ses lieux de rencontres.

Pourtant la chanson va très peu aborder le thème du Sida. Le sujet est encore trop délicat et angoissant.

Barbara, Téléphone, Lou Reed…

Ce n’est qu’en 1987 que la chanteuse Barbara l’abordera dans « Sid’Amour ». Elle sera définitivement intégrée dans le panthéon des icônes gay. Le chanteur de « Téléphone » Jean-Louis Aubert interprètera aussi en 1989, Sid’Aventure.

Du côté des stars internationales, Lou Reed, qui avait déjà évoqué à demi mots l’homosexualité dans « Walk on the Wild Side » en 1972 va écrire en 1989 « Halloween Parade » dont les paroles évoqueront le Sida à New-York mais aussi l’homophobie qu’il génère.

Si les grands événements créés pour financer la recherche contre le Sida ne vont faire leur apparition que dans les années 90, comme le SIDACTION en France, quelques artistes vont s’engager dès le milieu des années 80.

Des icônes gays se mobilisent

Ce sera le cas de celle qui est devenue une icône gay, la chanteuse Dalida. En 1985, avec Line Renaud, elles vont organiser un premier gala pour financer la recherche. Dalida sera soutenue dans ce combat contre le Sida par de nombreux artistes homosexuels ou non qui faisaient partie de son cercle proche et de celui de son frère Orlando. Ce premier gala sera organisé au Paradis Latin qui servira 600 dîners bénévolement. Il est à noter que de nombreuses salles parisiennes refuseront d’accueillir cet événement. Le Paradis Latin était dirigé par Jean-Marie Rivière, homme de la nuit parisienne à l’origine de la création de plusieurs cabarets de transformistes à Paris dans les années 60 et 70.

Dalida et Line Renaud
(Dalida et Line Renaud – couverture disque Le Soir 1983, site dalida.com)

Malheureusement Dalida mettra fin à ses jours en 1987. Sa disparition sera perçue comme un choc supplémentaire dans la communauté gay. Seule Line Renaud continuera la lutte contre le Sida et sera à l’origine de la création du Sidaction en 1994.

Dans les autres pays, des artistes populaires vont aussi se mobiliser pour cette cause dès les années 80. Ce sera le cas d’Elisabeth Taylor ou de Madonna aux États-Unis et Elton John en Angleterre.

Les nouveaux artistes gay ou gay friendly de la fin des années 80

Si l’icône des gays français, Dalida, va disparaître en 1987, une nouvelle icône incontestable va faire son apparition en 1984, date de sortie de son premier titre « Maman à tort ». Il s’agit de Mylène Farmer, chanteuse d’origine canadienne qui va connaître très vite un succès international mais surtout en France. Dès ce premier titre la chanteuse fait fort si on en juge par les paroles de la chanson :

Un, maman a tort
Deux, c’est beau l’amour
Trois, l’infirmière pleure
Quatre, je l’aime

Si Mylène n’évoquera jamais sa vie privée, ses chansons vont résonner auprès du public gay. Les rares journaux où elle accepta des interviews sont les revues « Gai Pied » (janvier 1987) et « Têtu » (beaucoup plus tard notamment en 2008). C’est elle qui écrit ses textes qui manient une ambiguïté poétique qui a toujours eu la faveur des homosexuels. Son allure un peu garçonne et ses clips vont aussi contribuer à cette image ambigüe. L’artiste va aussi s’engager dans la lutte contre le sida dans les années 90.

mylene farmer
(Mylène Farmer dans le magazine gay Têtu – photo Creative Commons wikipedia)

En 1986 elle va sortir le morceau « Libertine » où elle s’affirme comme une femme libre sur le plan sexuel. Mais c’est surtout le titre « Sans contrefaçon, je suis un garçon » (1987) qui va définitivement réunir une majorité de garçons gay à tous ses concerts et diffuser sa musique dans les clubs gay. En 1988 elle va sortir « Pourvu qu’elles soient douces » où elle évoque, toujours avec poésie… la sodomie. Cette artiste va poursuivre, dans les décennies suivantes, son lien particulier avec le public gay.

3ème sexe

A l’image des nouveaux groupes rocks anglais qui s’inscrivent dans la reconnaissance de l’homosexualité, en France un groupe va aussi envoyer un message clair à la communauté homosexuelle, c’est Indochine avec son titre « 3ème sexe » lancé en 1985.

Ce groupe, lancé en 1981, a toujours joué avec les codes. Le look androgyne et maquillé de son chanteur Nicola Sirkis leur a valu beaucoup d’attaques homophobes pour leur sexualité présumée mais non avérée.

C’est probablement en partie pour cette raison qu’ils ont fait le choix de cette chanson qui parle « des garçons au féminin et des filles au masculin ». Ainsi par ce doigt d’honneur aux homophobes, Indochine va clairement choisir son parti.

D’ailleurs l’avenir confirmera son engagement auprès de la communauté LGBT par les positions sans ambiguïté de Nicola Sirkis contre l’homophobie ou pour le mariage gay. Ce titre « 3ème sexe » va connaître une seconde vie dans les années 2000 avec sa reprise de Nicola Sirkis en duo avec Christine and the Queens.

Groupe Indochine
(groupe Indochine – photo copie écran MelodyTV)

L’amour bisexuel

En 1985 le chanteur Marc Lavoine va évoquer la bisexualité à travers une belle chanson qui va plutôt passer inaperçue auprès du grand public, mais va toucher le public bisexuel qui n’est, à cette époque, pas encore intégré dans le combat des minorités sexuelles car l’expression LGBT n’existe pas encore.

Le mouvement homosexuel se bat pour la reconnaissance des gays et des lesbiennes, mais les « bi » et les « trans » vont encore devoir attendre pour faire partie d’une même communauté.

La chanson « Tu me divises par deux » commence par : « J’ai le cœur entre deux chaises et l’amour entre deux sexes ». Marc Lavoine a alors 23 ans, c’est un garçon séduisant, sensible et très ouvert sur la question de la sexualité.

Marc Lavoine
(Disque Marc Lavoine)

En 1986, interrogé par Mireille Dumas dans l’émission « Sexy Folies » sur Antenne 2 (ex-France 2), il indiquait : « bisexualité, homosexualité, sexualité… je m’en fous. C’est une question d’amour. Y’a pas d’étiquette réelle à porter là dessus, je crois qu’à un moment y’a des envies qui sont là, et que pour être bien dans sa tête, il faut s’assumer ». Il assumera le fait d’avoir eu une relation amoureuse avec un garçon de son âge dans ces années.

Une telle prise de position pour un artiste débutant, extrêmement rare dans les années 80, était une prise de risque majeure pour sa carrière. Ce courage laissera toujours une place particulière à Marc Lavoine auprès du public homosexuel.

Etienne, Etienne

En 1987, un OVNI va faire son apparition sur la chaine musicale Sky Channel que quelques abonnés du câble peuvent capter en France. Il s’agit du clip de Guesch Patti « Etienne ».

Etienne (clip)
(copie écran-tv clip « Etienne » de Guesch Patti)

Les paroles de la chanson, assez peu compréhensibles ne font pas allusion à l’homosexualité mais évoquent un érotisme un peu cru (oh tiens le bien) ; l’artiste, danseuse et chanteuse est totalement inconnue du grand public mais…

Mais c’est le clip (signé Lydie Callier) et son univers qui vont enflammer instantanément le public gay. Tous les codes de l’homo-sensibilité y sont réunis, un peu comme dans le clip de Cargo, quelques années auparavant.

Le clip de Etienne Etienne sera censuré sur certaines chaines de télévision comme la musicale MTV ou le service public français.

Il se déroule sur la scène d’un cabaret interlope lors de ce qu’on imagine être une répétition suivie par un groupe d’hommes bardés de cuir. En décembre 1987 Guesch Patti sera nommée « Révélation féminine de l’année » aux 3ème Victoires de la Musique. Les radios libres vont passer la chanson en boucle.

En janvier 88 elle est première au Top 50 et s’est vendue à 2 millions d’exemplaires. Elle est aussi plébiscitée en Italie, en Suisse, en Autriche, en Allemagne. L’internet n’existait pas encore aussi le clip se passait sous le manteau en cassettes VHS. Aujourd’hui encore beaucoup de chaines de télévision hésitent à le programmer en raison de son côté très sexuel.

Catherine Lara, autonome

En 1986, la chanteuse Catherine Lara fait son coming out à la télévision de manière humoristique.

Barbara et Catherine Lara
(Barbara et Catherine Lara – clara-passion.fr )

Lors de son émission « Mon Zénith à moi » Michel Denisot lui demande ce qu’elle regarde en premier chez un homme ? Catherine Lara lui répond du tac au tac : « Sa femme ».

Mais dès 1983 elle avait évoqué sa bisexualité à travers les paroles de la chanson « Autonome » écrite par Luc Plamandon : « Longtemps j’ai pensé ce que pensaient les autres, Longtemps j’ai vécu comme si j’étais une autre […], Longtemps j’ai connu des amours parallèles […] Jusqu’au jour, où Autonome, Autonome, Libre d’aimer une femme ou un homme… » La chanson fut éclipsée par son grand succès de l’année «La Rockeuse de Diamants ». Mais il est probable qu’elle n’a pas échappé à la communauté lesbienne moins visible que la communauté gay masculine à cette époque.

Deux groupes gay militants du côté des anglais

Bronski Beat

Le début des années 80 a vu naître en Angleterre plusieurs groupes de rock et new wave clairement étiquetés comme « gay » : Culture Club, Wham, Pet Shop Boys, Frankie Goes to Hollywood...

En 1984, un nouveau groupe fait son apparition : Bronski Beat. Mené par Jimmy Somerville, le groupe se positionne non seulement comme un groupe ouvertement gay mais surtout militant. « Smalltown Boy », son premier titre, va être immédiatement un énorme succès à travers l’Europe et même aux Etats-Unis et en Australie.

On découvre, à travers cette chanson et son clip, l’histoire d’un jeune homo d’une petite ville de province qui se fait agresser par un groupe de jeunes homophobes. Ramené chez lui par la Police, sa famille, au lieu de le soulager et de le soutenir, l’expulse du foyer familial… il ne lui reste plus qu’une seule solution : fuir, fuir une famille indigne, fuir sa petite ville de province, fuir la bêtise et l’ignorance d’une société hostile. « Run away, run away, run away… ».

Dans la foulée de ce succès Bronski Beat va sortir la même année un second titre : « Why ? » axé sur les préjugés anti-gay. Il va aussi rentrer dans de nombreux top 10 européens.

Bronski Beat
(Bronski Beat)

Dès la fin de l’année le groupe va intégrer ces titres dans un album intitulé « The Age of Consent ». La pochette intérieure du disque liste les âges à travers différents pays pour autoriser les relations homosexuelles. En 1984 la France vient juste d’aligner l’âge de la majorité sexuelle pour les relations homosexuelles sur celle des relations hétérosexuelles, soit 18 ans. Mais en Angleterre, si les relations hétérosexuelles sont autorisées dès l’âge de 16 ans, il faut encore attendre d’avoir 21 ans pour être autorisé à avoir une relation homosexuelle sans risquer les foudres de la loi.

Des chansons engageante pour l’égalité des droits

Bronski Beat va aussi enregistrer une nouvelle version d’un immense standard gay des années 70 : « I feel love » de Donna Summer. Depuis des paroles malheureuses de Donna Summer en 1983 sur les malades du Sida punis par Dieu, le titre « I feel love » , comme tous les titres de la chanteuse, était boycotté par tous les clubs gay. Cette nouvelle version de Jimmy Somerville et Marc Almond va lui permettre d’avoir une seconde vie et d’être à nouveau diffusée partout. Avec le temps, sa popularité finira même par dépasser celle de la version de Donna Summer.

Ce groupe peut être considéré comme le premier à axer tout son répertoire sur la lutte des homosexuels pour l’égalité des droits et contre l’homophobie.

Mais Jimmy Somerville, le chanteur, va quitter le groupe en 1985 pour fonder « The Communards ». Un autre chanteur sera engagé et «Bronski Beat » va continuer sa vie dans les années 80 et 90 mais sans renouer avec l’énorme succès de 1984.

The Communards

The Communards est lancé en 1985. Il réunit Jimmy Somerville et le musicien Richard Coles. Son premier single,  « You are my world » ne rencontrera pas le succès escompté en Angleterre.

The Communards
(disque The Communards – « you are my world »)

En effet, cette chanson d’amour très tendre se termine sans ambiguïté lorsque Somerville déclare qu’il s’adresse bien à son mec… « You are, you are, Oh boy, you are my world ». Les grands réseaux de radios jugeront probablement que l’homosexualité est acceptable lorsqu’elle reste subversive et marginale mais pas lorsqu’elle exprime des sentiments amoureux.

La BBC ne le diffusera que très tard dans la nuit. Mais le titre sera néanmoins très joué dans les clubs gay et connaitra un plus grand succès en France, peut-être en raison de la barrière de la langue, mais aussi grâce à la multitude de petites radios libres… Il sera classé 8ème au Hit-Parade français.

Les Communards produiront encore deux grands succès en 1986 avec « Don’t Leave me this Way », une reprise de Thelma Houston et en 1987 avec une reprise du grand standard gay de Gloria Gaynor : « I never say Goodbye ». Le groupe se séparera en 1988.

True Colors, hymne gay international

Sorti en 1986, « True Colors » est interprété par la chanteuse américaine Cyndi Lauper. La chanson promeut, en quelque sorte, le coming-out : « N’aie pas peur de les montrer, tes vrais couleurs, tes vraies couleurs sont belles, comme un arc-en-ciel ».

« So don’t be afraid to let them show, Your true colors, True colors are beautiful, Like a rainbow »

Cyndi Lauper True Colors
(pochette disque True Colors de Cyndi Lauper – photo Creative Common wikipedia Nickaleck)

Cyndi Lauper, dans les années qui suivront, s’engagera activement pour le soutien des personnes LGBT et « True Colors » deviendra un des hymnes gay majeur du monde occidental dans les années 80 et 90.

I want to break free

Les deux derniers tiers de la décennies 80 vont donc être marqués par la fin de l’insouciance et et de la happy music des 3 premières années. L’heure est à des chansons plus militantes, des chansons plus graves, moins légères… mais même durant cette période, l’ironie et l’autodérision ne vont jamais quitter complètement le répertoire des chanteurs gay.

Le clip de 1984 de Freddie Mercury « I want to break free » en est la meilleure preuve. Le chanteur moustachu est travesti en femme de ménage passant l’aspirateur chez un couple de vieilles dames.

Freddie Mercury
(copie écran Freddie Mercury – extrait clip made in heaven)

Côté cinéma dans les années 80

De nombreux films sur l’homosexualité vont sortir fin des années 80 mais aucune bande sonore ne va véritablement marquer la décennie.

L’Angleterre sera aussi en pointe dans ce domaine du cinéma gay avec des films comme « Prick up your Ears », « My Beautiful Laundrette » ou « Maurice ».

En Espagne, Pedro Almodovar va sortir « La loi du désir ». En France, l’homosexualité est encore traitée à travers des comédies comme « Tenue de Soirée » avec le couple improbable Gérard Depardieu et Michel Blanc.

La décennie des années 80 va s’achever avec un certain désespoir car aucun traitement ne peut encore enrayer le Sida. Il faudra attendre la fin des années 90, 10 ans plus tard, pour que l’espoir puisse enfin renaître.

La culture musicale gay va prendre un peu plus de profondeur, de consistance et mettre en lumière de nouveaux combats notamment autour du couple homo pour lequel les lois de l’époque génèrent une grande précarité.

Notre série La Culture Gay en Musique

Précédemment 1980-1983 (les années 80, première partie)
1976-1979, les années disco
1970-1975
Période 1950-1960
Les années 1930-1950

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