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Rouen. Après des propos racistes et homophobes, des policiers licenciés

C’est la suite logique de cette affaire révélée en janvier dernier par les journalistes de actu.fr et de Paris-Normandie.
Des propos racistes et homophobes sont proférés sur un groupe Whatsapp par des fonctionnaires de police en poste au Palais de Justice de Rouen. Ils commentent leur travail, les justiciables et leur collègues. Ces policiers sont stagiaires en école de police ou policiers titulaires depuis plus de 20 ans.
police
(photo : Welcomia Canva)
Des propos racistes et homophobes sont découverts par un collègue policier noir et révélés par la presse locale. Avec des remarques racistes, ce policier était également la cible de ces échanges.

Racistes et homophobes

Les propos des policiers étaient haineux, racistes et homophobes : « horreur des noirs et des gays ». Une fonctionnaire de police est décrite comme une « pute à bougnoule ». D’autres propos sont tout autant haineux : « une gueule de nègre qui fout rien », « les blancs font un travail de meilleure qualité que les noirs »« une blanche qui fréquente un noir se voit qualifiée de pute à nègre »
Début juin, Médiapart et Arte.tv publient des extraits sonores.
Cette  affaire avait suscité de nombreuses réactions au niveau national jusqu’au Ministre de l’Intérieur. Une enquête de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) avait été ouverte en janvier dernier pour aboutir à une condamnation en Conseil de discipline.

Justice et homophobie, police
(photo Pixabay)
Ce 30 juin, trois des six policiers étaient convoqués devant le Conseil de Discipline à Rennes. Verdict : à l’unanimité, trois policiers sont révoqués. Le Ministère de l’Intérieur précise ne pas s’opposer à cette sanction. Un des policiers avait tenté de s’excuser mais sans succès.

Révoqués, licenciés

Aujourd’hui, deux autres agents, des adjoints de sécurité, sous contrat, étaient également convoqués. Ils ont été licenciés. Le 6ième policier prochainement convoqué risque la même sanction.
En parallèle des procédures disciplinaires, la justice de Rouen est saisie. Des poursuites pénales pour propos délictueux sont sérieusement envisagées.

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