Le Havre : un homme condamné pour le meurtre de son conjoint. Mort d’avoir été trop gentil

Cette dramatique affaire commence le 19 septembre 2015. Vers 5h30 du matin, rue Ferdinand de Lesseps au Havre, Dominique Levieux, 56 ans assène plusieurs coups de couteau à son compagnon, Rabah Chetioui. Il se vide de son sang et meurt.
crime meurtre accusé
(photo à titre d’illustration : Syda Productions Canva)
Cinq ans plus tard, la Cour d’Assise de la Seine-Maritime le condamne à 20 ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté de 13 ans.

Une dispute et il se vide de son sang

Pendant une semaine les journalistes de Paris-Normandie suivent cette affaire. Ils relayent chaque jour le procès.
La victime, Rabah Chetioui, est un sexagénaire. Les deux hommes vivent ensemble depuis un an. Selon les voisins, le couple se serait disputé. Selon les témoignages rapportés par la presse, « Dominique Levieux vivait aux crochets de la victime qui ne le supportait plus ». Ce jour-là, une dispute se produit. L’accusé assène des coups de couteau au visage et à l’avant-bras de la victime, sectionnant une artère.
Mais, à la lecture des chroniques judiciaires de Paris-Normandie, on découvre que cette histoire n’est pas vraiment un crime passionnel.

revue de presse paris-normandie
(couverture médiatique de l’affaire par le quotidien Paris-Normandie)
Le parquet décrira l’accusé comme « malade » et « profondément violent« . Dominique Levieux a déjà un casier judiciaire. Il est condamné en 1991 pour le meurtre d’un ami.

violence, drogue…

On découvre également qu’il aurait eu des problèmes psychiatriques. Présents au procès, des proches décriront l’accusé comme pouvant « être violent lorsqu’il buvait et se droguait ». Il fumait régulièrement du cannabis.
Le jour du drame, l’accusé téléphonera à la police pour dire qu’il avait lui-même donné des coups de couteau à Rabah Chetioui. Il déclare à la police : « il a eu ce qu’il méritait. Le couteau, ils ne le retrouveront pas, je l’ai lavé ». En suivront des incohérences de version le jour du drame, devant le juge d’instruction et à la Cour d’Assise.

prison ferme
(photo à titre d’illustration : Thomasaf – GettyImages – Licence Canva)
L’avocate de la défense tentera d’assouplir la terrible et inévitable sentence de culpabilité. Elle plaidera l’irresponsabilité avec des « versions incohérentes qui affecte sa réalité. »
Le dernier jour du procès, ce 10 septembre, le parquet, par la voix de son avocat général, Pierre Renaud, « réclame la justice pour Rabah Chetioui, mort d’avoir été trop gentil ».
 

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