Mercredi 14 janvier 2026, en plein après-midi, Aurélie Decaux a été violemment agressée dans une rue de Dieppe. Insultée puis giflée par une femme alors qu’elle se rendait à son lieu de travail, l’artiste de cabaret dénonce un acte ciblant, selon elle, bien au-delà de sa personne. « À travers moi, ce sont mes copains gays qui sont attaqués », confie-t-elle à France 3 Normandie.

Connue sous le nom de scène Lily, Aurélie Decaux est l’une des figures du cabaret drag-queen La Sirène à Barbe, lieu emblématique de la scène LGBT+ dieppoise. Seule artiste de sexe féminin de la troupe, elle estime que cette agression relève à la fois de l’homophobie et d’un climat général de violence. Agressée à 16h30, en pleine rue, elle interroge ouvertement l’insécurité grandissante dans la ville.
Le choc a été suivi d’une vague de solidarité. L’artiste Fabienne Thiebaut a notamment dénoncé sur Facebook une « horreur » révélatrice d’une société qui « régresse ». Si Aurélie Decaux dit avoir été profondément touchée par les nombreux soutiens, elle souhaite désormais « clore le sujet » pour ne pas nuire au cabaret, et n’a pas déposé plainte selon France 3 Normandie.

Cette agression rappelle une réalité persistante : pour les personnes LGBT+, et en particulier celles qui incarnent le drag, l’espace public reste un lieu de vulnérabilité. Une violence ordinaire qui interroge notre capacité collective à garantir la sécurité et la visibilité de toutes et tous. Dernièrement, à Rouen, la drag-queen Délice D’orge J avait été la cible d’une vague d’insultes transphobes.
