La campagne des municipales 2026 à Vire Normandie prend une tournure inquiétante. Eddy Coutard, tête de la liste « Vire Normandie Ensemble autrement », a déclaré déposer plainte début février pour injures homophobes, propos diffamatoires, discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et pressions présumées visant ses colistiers. La gendarmerie confirme la plainte, qui pourrait être transmise au procureur de la République.
Selon le candidat, des propos homophobes auraient été tenus par des membres de la liste concurrente menée par Régis Picot, après des tensions internes ayant conduit à une scission politique. Dans les journaux, La Voix du Bocage et Ouest-France, ce dernier rejette fermement les accusations et dénonce une stratégie d’intimidation. Toutefois, la réaction de Régis Picot surprend… « Il était en train de me détruire personnellement. L’un de mes colistiers s’est énervé ». Étonnante réaction… comme un aveu finalement ?
De son côté, Pascal Martin, troisième tête de liste à se présenter, affirme ne pas être concerné.
Au-delà des rivalités locales, l’affaire soulève une question plus large : en 2026, l’orientation sexuelle peut-elle encore servir d’outil d’attaque politique ? Pour de nombreuses personnes LGBT+, ces accusations rappellent que l’homophobie ne disparaît pas aux portes des mairies. La justice devra établir les faits. Mais une chose est sûre : le respect ne devrait jamais être une variable d’ajustement électorale.
