(Revue de presse) L’invisibilité des LGBT. Enquête sur l’homophobie au Havre

En ce début d’année, le quotidien régional “Paris-Normandie” publie une enquête sur l’homophobie et l’invisibilité des personnes LGBT dans notre région.

enquête sur l’homophobie du coin de la rue en Normandie

Avec ce reportage, le quotidien met en évidence le fait qu’une majorité d’homosexuels se prive de gestes amoureux en public. Se donner simplement la main est parfois difficile. Le regard des autres, les insultes, le rejet… beaucoup de LGBT doivent faire face.

« L’affection que se portent ces couples homosexuels en public se borne à des regards complices, un geste ou un bisou furtif. « Une caresse sur la main pour le remercier à la sortie d’un magasin, s’il m’a fait un cadeau. C’est tout », cite Charles, 25 ans…. et à la campagne… il vaut mieux « mettre quelques centimètres de distance supplémentaires »

Certains et certaines ont du répondant ou se moquent des mauvaises réactions. Mais tout le monde n’a pas cette force.

« C’est pour se «protéger» face à une société qu’ils sentent toujours «intolérante», voire violente, que ces couples se privent eux-mêmes d’affection en public. »

D’autres au contraire, ont une autre philosophie : se montrer. Comme Arnaud Hadrys, de l’association HES, qui invite les politiciens locaux à se montrer, à être visible pour que la société nous accepte pleinement.

Une triste réalité de l’invisibilité

Ce reportage porte une réalité. Une triste réalité qui peut faire souffrir et nous faire prendre conscience que nous sommes différents.
Le journal publie des témoignages de ces couples « invisibles » dans des villes comme Rouen ou Le Havre. Des couples qui deviennent visible de la haine des autres finalement…
« Se faire passer pour deux copains en public, c’est devenu naturel ». « Un automatisme, sûrement défensif », aussi pour Marie.
Le débat autour du mariage homosexuel a laissé de douloureux stigmates chez nombre d’entre eux, et n’aurait fait que renforcer cette volonté de ne pas se faire remarquer.
« Ils mettent en place des stratégies d’évitement, en ne se montrant pas mais aussi en changeant leur style vestimentaire, en s’interdisant certains comportements pour ne pas être catalogués » analyse Arnaud Hadrys. Pour sa part, il ne connaît « pas beaucoup d’homos qui s’assument ».
A lire sur Paris-Normandie.fr 

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