Lannion : tabassé lors d’une soirée car homosexuel

Lannion (Côtes-d’Armor)

Une semaine avant le second confinement, le 22 octobre dernier, une soirée tourne mal. Cinq personnes se réunissent chez un ami à Lannion dans les Côtes-d’Armor. Pendant la soirée, découvrant qu’un invité est homosexuel, un des convives s’emporte. Il commence à lui proférer des insultes homophobes. Une bagarre s’en suit. Il lui donne des coups de pieds d’une grande violence.

Habitant Lannion, la victime de 51 ans se rendra le lendemain à l’hôpital. Il en ressort avec 21 jours d’ITT (interruption temporaire de travail). L’ITT est une unité pour jauger la gravité des blessures. Cela mesure la durée de rétablissement d’une victime pour retrouver tous les gestes de la vie courante.

Police
(crédit photo : Chalabala GettyImages Canva)

Par la suite, en sortant de l’hôpital, la victime dépose plainte au commissariat de police.

Arrêté puis jugé en janvier

L’agresseur, âgé de 50 ans, est interpellé ce 15 novembre par la police. Il reconnaît les faits reprochés. Le tribunal de Guingamp se prononcera le 22 janvier prochain pour violences à caractère homophobe. Il risque 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Si le tribunal reconnaît l’homophobie comme circonstances aggravantes, la peine pourrait passer à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. Mais il est aujourd’hui rare que les tribunaux prononcent des peines aussi lourdes, même si le code pénal les prévoient.

En parallèle de cette acte homophobe, on apprend par le journal Le Tregor (actu.fr) que l’individu arrêté est poursuivie pour deux autres affaires. « L’homme sera jugé pour des faits de harcèlement sur une ex-amie. Une jeune femme qu’il avait menacée de mort à Quemperven. Il sera aussi entendu pour une conduite sans permis et des dégradations occasionnées lors d’un accident. »

En février 2019, au lycée le Dantec, à Lannion, des élèves de terminal participaient à une conférence contre l’homophobie. Ces élèves avaient tout compris. Le pire, disent-elles dans Ouest-France, « c’est que les victimes n’osent pas en parler. On en est là en 2019. Il faut que ça change parce qu’on a un copain à l’internat, qui était confronté à cette situation ». Ne pas hésiter à en parler et à déposer plainte. Une sensibilisation à tous les âges…

À lire également : Urgence homophobie, que faire ?

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